Thérapie par le corps

Le corps est une boussole que nous pouvons solliciter lorsque notre raison ne parvient plus à trouver de solution. Nous pouvons même affirmer que si notre raison était parfaite, nous ‘aurions pas besoin de faire une psychothérapie.

En remettant en mouvement le corps, nous remettons en mouvement notre esprit et notre vie.

D’autres approches au cours de notre séance peuvent mises en action : danse, mises en situation, mouvement hypnotique, éloignements des tension avec la sophrologie etc.

Définition du psychothérapeute
Un psychothérapeute est un professionnel de la santé mentale spécialisé dans le traitement des troubles psychologiques, émotionnels et comportementaux par le biais de différentes méthodes de psychothérapie. Son rôle est d’accompagner les personnes en souffrance psychique pour les aider à mieux comprendre leurs difficultés, à gérer leurs émotions, et à développer des stratégies pour améliorer leur bien-être et leur qualité de vie.
  • Objectifs : Le but est d’aider le patient à explorer ses pensées, ses émotions, ses comportements et ses relations, afin de favoriser une meilleure compréhension de soi, de résoudre des conflits internes, et d’améliorer la gestion du stress, de l’anxiété, de la dépression, ou d’autres troubles.
  • Différence avec d’autres professionnels : Le psychothérapeute diffère du psychiatre (médecin spécialiste qui peut prescrire des médicaments) et du psychologue (qui a une formation universitaire en psychologie mais ne pratique pas nécessairement la psychothérapie). Certains psychologues peuvent aussi être psychothérapeutes s’ils ont suivi la formation adéquate. Un sophrologue est professionnel de santé. Son diplôme est reconnu par le ministère du travail (RNCP). Un sophrologue devient psychothérapeute en ouvrant sa pratique à d’autres approche. 
  • Je ne choisis pas le terme de psycho-praticien car cela n’a aucun sens.
En résumé, un psychothérapeute est un guide et un soutien dans le parcours de guérison psychique, utilisant des techniques adaptées pour aider les personnes à retrouver un équilibre mental et émotionnel.

1 – DE L’HUMILITÉ POUR UN ACCOMPAGNEMENT HUMANISTE.

Ceci est un début de résumé exhaustif du livre de Thierry Servillat, mon professeur, sur l’approche solution (Dunod 2023). Cette approche structure ma pratique en tant que thérapeute et formateur. C’est une méthode très simple mais pas forcément facile.

Steve de Shazer (1940-2005), thérapeute, s’est intéressé à l’approche solution et ensuite à l’hypnose. Il a fait confiance à l’intelligence du corps et aux émotions. Avec l’hypnose nous allons d’avantage dans les sensations. Aujourd’hui, les recherches scientifiques valident le rôle des émotions dans la guérisons.

Une posture humble.

En tant que thérapeute, nous souhaitons aider. Nous ne nous positionnons pas en sachant. Notre posture humble offre la possibilité à nos CLIENTS (selon la définition de Carl Rogers (1902-1987)) de trouver leurs propres ressources. 

Je valide toute proposition de mon CLIENT sur l’origine du symptôme. Le CLIENT est celui qui se connaît le mieux. 

La vérité est en nous, comme nous le rappelle Michel Henry, philosophe (1922-2002) dans la phénoménologie du corps, 2011 chef PUF (Presse Universitaire de France).

« Le mental ment monumentalement » comme l’écrivait Jacques Pévert, poète (1900-1977). En Re-donnant du pouvoir à notre CLIENT, entre autre par le compliment qui guérit (Servillat, 2022) lors de notre première séance, nous lui offrons la possibilité d’entrer dans une transe créative et dans sa capacité imaginante. 

De l’imagination créative.

De Aristote, en passant par Ricoeur ou encore Bachelard voire Merleau Ponty, philosophes, nous savons aujourd’hui que l’imagination est le creuset d’une vie réussie. La solution est ce qui dénoue une difficulté. « Le problème a une racine grecque et signifie jeter en avant ». Thierry Servillat, (2023). C’est quelque chose qui fait obstacle. C’est une tâche à réaliser pour pouvoir avancer. Il est donc important d’avoir une volonté de progrès voire d’espoir. La solution, comme le rappelle Thierry Servillat, docteur en médecine, est « un procédé chimique qui permet de dissoudre une substance dans un liquide. » Le mot thérapie vient lui-même de Grèce. Dans la Grèce antique, ce terme avait une connotation large, incluant non seulement les soins médicaux mais aussi le service rendu aux dieux, aux malades ou aux hôtes.

Cette origine reflète bien l’idée fondamentale de la thérapie : apporter un soin, un accompagnement ou un traitement pour améliorer un état, qu’il soit physique, mental ou spirituel .

La notion de problème n’existe que depuis 2000 ans. Et depuis 2000 ans, les philosophes puis les psychologues s’efforcent de construire une méthode pour résoudre un problème. Sigmund Freud (1856-1939) tente de comprendre le psychisme pour comprendre le problème. La recherche se fait alors l’étude de cas de patients. Les thérapeutes comportementalistes (TCC) feront des études de groupe. Steeve de Shaker quant à lui comme Milton Erickson (1901-1980)  dans une volonté d’humanisme mettent de coté les théories et créent autant de mode de thérapie qu’il y a de patients.

Le corps n’oublie rien.

Le livre de 700 pages de Bassel Van der Kolk est extraordinaire.

Paru chez Pocket en format poche, il se dévore comme un polar.

Trouver la solution après les traumatismes, telle semble être la quête de notre auteur. 

Confronté au retour de vétérans du Vietnam, il explore, observe, se documente, fait de la recherche et les conclusions sont vraiment intéressantes pour toutes personnes qui est dans une relation d’aide.

Je vais citer juste un extrait, car sur linkdedin il faut être concis.

Le scanner cérébral d’un patient révèle deux tâches blanches au niveau du thalamus. Notre auteur explique le rôle du thalamus : un relais qui reçoit les informations et crée une mémoire autobiographique. Il faut bien avoir des souvenirs pour exister. Lorsque l’on a un traumatisme, le thalamus se bloque. C’est un arrêt complet. Et donc, on ne peut que se rappeler du traumatisme. 

« Le thalamus est bloqué. Il est déconnecté pendant les flash-backs. » On se rappelle le traumatisme non pas comme une histoire -avec un début et une fin – mais sous forme d’empreintes sensorielles isolées qui amènent des émotions intenses avec en général la terreur et l’impuissance. 

Le thalamus est, normalement, un filtre. « C’est une composante majeure de l’attention, de la concentration et de l’apprentissage. Les personnes atteintes du syndrome post-traumatique ont leur vannes grandes ouvertes. Privées de filtre, elle sont en surcharge sensorielle. Pour le supporter, elles tentent de se fermer en développant une vision rétrécie et une hyper concentration. Si elles n’y arrivent pas naturellement, elles peuvent recourir à l’alcool et au médicament. Cette fermeture exclut aussi les sources de plaisirs et de joie. » ajoute Bessel Van der Kolk.

Cet extrait se trouve p124.

Comment prendre de la distance face à un traumatisme ?

L’EMDR est un excellent outils mais je le manie avec des pincettes. J’attend patiemment que le CLIENT, selon la définition de Carl Rogers, est retrouvé un espace de sécurité intérieure avant d’aller le confronter au traumatisme. Le traumatisme peut être : un accident de voiture, une chute, des souvenirs d’enfance, un viole, un suicide devant soi, des paroles blessantes, la mort de son animal préféré etc. Il n’y a pas de règles. C’est un événement avec un avant et un après. Il peut se solder par une rupture de communication.

 

Les traumatismes nous font agir hors de nous même. Il y a une dissociation. Pour certains, cela peut-être des moments hors champs qu’ils peuvent ensuite s’en vouloir d’avoir vécus. 

 

Tout le livre de cet auteur nous révèle l’importance des thérapies accès sur le corps, les sensations, les émotions, le symbolisme, la danse, le théâtre… Il se couple très bien avec la pensée de Harthmut Rosa, sociologue, qui parle de résonance. Alors, oui, les bols tibétains que certains fustigent ont encore devant eux de beaux jours.

L'hypnose est un jeu d'enfant

Quels sont les formations en sophrologie ?

Certains organismes de formations sont reconnus. Leurs formations sont répertoriées par le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP).

C’est à dire que l’organisme présente un programme cohérent avec des objectifs et peut prouver des résultats à sa formation. C’est à dire que l‘école a un programme et que les personnes diplômées ont du travail.

L’école que j’ai choisi proposait une formation respectant les bases de la sophrologie caycédienne (origine de la sophrologie) tout en nous proposant une formation en psychologie et en écoute active.

La formation “esophro” de Nantes est reconnue par l’état (RNCP).

Mon diplôme est reconnu avec une équivalence égal à celui d’un diplôme d’infirmier.

L'abondance

Une formation reconnue par l'état et un diplôme qui valide cette formation bac +3.

La formation que j’ai effectué a été de plus de 500 heures.

Elle s’est déroulée sur 2 à 3 années. 2 ans et demi pour acquérir un diplôme de sophrologue généraliste.

Le métier de sophrologue est reconnu par l’état.

Quelques mois pour me former à des spécialisations comme le handicap, la gérontologie, l’éducation positive, l’accompagnement à la naissance, les risques psycho-sociaux, le burn-out, les troubles de l’attention chez les enfants, Le sommeil, l’accompagnement des maladies auto-immune à l’académie de sophrologie de Paris.

La phénoménologie est une philosophie qui m’intéresse beaucoup.

Elle est l’une des bases de la sophrologie au même titre que le yoga, et la méditation.

Elle s’oppose à l’idée que le professionnel de soin sache mieux que la personne faisant appel à lui.

Elle cherche l’humilité, l’observation sous tous les angles.

Elle ne veut pas juger ni avoir d’apriori.

Cela n’empêche pas d’avoir des interprétations mais de savoir les prendre comme telles.